Introduction
Il y a ce que l’on fait : visible.
Et tout ce que l’on pense, anticipe, régule : invisible.
C’est cette énergie qu’on met à faire tenir les choses ensemble.
Pas parce qu’on nous le demande. Parce qu’on sent que si on ne le fait pas, rien ne suit.
1. Des mots pour le dire : charge mentale, travail émotionnel
La charge mentale, c’est tout ce qui se passe en arrière-plan. Prévoir les courses, suivre les rendez-vous, penser pour tout le monde.
Le travail émotionnel, c’est gérer les ambiances, devancer les conflits, modérer les tensions.
Souvent, on s’y est habitué. Mais ce n’est pas léger pour autant.
2. Les systèmes invisibles du quotidien
À la maison : penser à tout sans le dire.
Au travail : assurer la cohésion, faire attention aux autres.
Dans les relations : ménager, décoder, ajuster, expliquer.
Et souvent, on est seul·e à porter ce qui n’est jamais nommé.
3. Pourquoi c’est usant
Parce que ça ne s’arrête jamais.
Parce que quand on ne le fait pas, les choses dérapent.
Parce qu’on nous félicite rarement pour ce qu’on a prévenu d’arriver.
4. Comment alléger ce qui pèse ?
🔹 Mettre des mots. Dire “là, je porte trop”.
🔹 Répartir ce qui peut l’être.
🔹 Prendre du recul : ce n’est pas “naturel” de toujours tout gérer. C’est une construction.
💡 Suggestion de lecture utile (en anglais):
Fair Play — un outil pour visualiser et mieux répartir les responsabilités invisibles.
Conclusion
On n’a pas à tout porter.
On n’a pas à deviner pour les autres.
Et surtout, on n’est pas seul·e.
Nommer ce qui fatigue, c’est déjà une manière de se respecter.

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