Entre injonctions à réussir et besoin d’explorer, il y a ce flou que l’on porte à 30 ans. Et si ne pas savoir était une étape normale voire nécessaire ?
Ce moment où le flou devient bruyant
Il y a une idée reçue qui flotte dans l’air : à 30 ans, tu es censé·e avoir “trouvé”. Trouvé un métier. Trouvé une vocation. Trouvé ton style de vie. Sauf que… parfois, ce n’est pas le cas.
Tu regardes autour de toi et tu vois des gens “établis”. Toi, tu te sens encore en construction intérieure.
Et si c’était normal ? Et si ce brouillard pouvait être fertile ?
1. Le mythe de la clarté à 30 ans
L’idée qu’on doit être “fixé·e” à un âge précis est un héritage culturel qui ne colle plus à notre époque.
Les parcours non-linéaires sont la norme : reconversion, pause, zigzag, curiosité multiple.
🔍 Selon une étude LinkedIn, plus de 50 % des actifs entre 30 et 40 ans envisagent ou entament une reconversion.
Mais on en parle peu parce que le doute, ça ne se poste pas sur LinkedIn.
2. Tester, se décevoir, pivoter : un cycle normal
Tu as peut-être déjà tenté : une nouvelle formation, un side-project, un changement de voie.
Et tu n’as peut-être pas “accroché”. Ce n’est pas un échec, c’est de l’affinage.
Chaque essai te rapproche de ce qui fait sens.
Astuce utile : si tu veux mieux cerner tes moteurs profonds, tu peux tester un outil comme le test Ikigaï.
3. Ce qu’on ne te dit pas : le flou a une fonction
Le flou n’est pas une panne. C’est un sas de transition.
Ton cerveau trie, désapprend, cherche un nouveau langage.
C’est souvent dans cette période “inutile” en apparence que les prises de conscience profondes émergent.
Tu lis un livre, tu rencontres quelqu’un, une idée s’impose sans que tu aies forcé.
4. Créer un “espace d’essai” dans ton quotidien
Plutôt que chercher la réponse définitive, crée un petit espace pour expérimenter :
– Écrire, juste pour toi
– Apprendre une compétence juste par curiosité
– T’entourer de voix inspirantes (podcasts, newsletters, mentors discrets)
Même 1h par semaine peut amorcer un virage.
Recommandation : le livre “The Multi-Hyphen Method” d’Emma Gannon est un excellent point de départ (dispo ici – lien affilié Amazon).
Conclusion : Il n’y a pas de retard
Ne pas savoir, ce n’est pas être perdu·e. C’est refuser de choisir par automatisme.
Ralentir pour mieux ressentir. Explorer avant de construire.
Et si ta vraie réponse ne ressemblait à aucun modèle connu ?

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